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Julia Aquilia Severa
20/05/2010 12:24
Julia Aquilia Severa était une vestale. Au grand scandale de bien des Romains, l'empereur Héliogabale l'épousa en 220 après avoir répudié sa première femme, l'impératrice Julia Paula. D'après l'Histoire Auguste, Héliogabale aurait écrit une lettre au Sénat pour se justifier, s'affirmant éperdument amoureux, et déclarant normale l'union entre prêtre et prêtresse. Ce mariage de l'empereur avec une vestale bafouait toutes les traditions romaines, car les vestales devaient demeurer vierges, sous peine d'être emmurées vivantes. Mais l'empereur, d'origine syrienne, était aussi grand-prêtre du dieu syrien Sol Invictus Élagabal, et selon l'usage oriental de l'hiérogamie, un prêtre devait s'unir à une prêtresse. Elle fut répudiée en 221 (l'empereur épousant Annia Faustina, une descendante de Marc Aurèle), mais Héliogabale se serait de nouveau marié avec elle la même année.
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Octavia Thurina Minor
20/05/2010 12:16
Octavie naît à Nola en Italie. C'est la deuxième fille de Gaius Octavius, mais la seule de son second mariage avec la nièce de Jules César, Atia Balba Caesonia. De ce second mariage naît également Octave, qui deviendra par la suite le premier empereur romain sous le nom d’Auguste. Son père, gouverneur et sénateur romain, meurt en 59 av. J.-C. de causes naturelles. Par la suite, sa mère se remarie avec le consul Lucius Marcius Philippus. Vers 54 av. J.-C., son beau-père s’arrange pour la marier à Gaius Claudius Marcellus Minor. Ce dernier est un homme de haut rang qui deviendra d’ailleurs consul en 50 av. J.-C. et qui appartient à une branche de la puissante famille patricienne des Claudii, branche qui descend de Marcus Claudius Marcellus, un grand général qui s’est illustré lors de la Deuxième Guerre punique. En 54 av. J.-C., son grand-oncle César est impatient qu'elle divorce de son mari, afin qu'elle puisse se marier avec Pompée, qui vient juste de perdre son épouse Julia (fille de Jules César). Cependant, Pompée a apparemment décliné courtoisement la proposition, et le mari d'Octavie continue à s'opposer à César, notamment pendant son année de consul en 50 av. J.-C. Ami de Cicéron, Marcellus est déjà un opposant de Jules César quand celui-ci envahit l'Italie, mais il ne prend pas les armes contre le grand-oncle de son épouse à la Bataille de Pharsale. Il sera par la suite pardonné par celui-ci. Dès lors, Octavia continue vraisemblablement de vivre avec son mari jusqu’à la mort de celui-ci en 40 av. J.-C.. Elle a alors 29 ans — elle en avait environ 15 quand ils se sont mariés.Ils ont trois enfants : deux filles Claudia Marcella Minor et Claudia Marcella Major, ainsi qu’un fils Marcus Claudius Marcellus.
Par un décret sénatorial, Octavie se marie avec Marc Antoine en octobre 40 av. J.-C., et devient ainsi sa quatrième épouse — sa troisième épouse Fulvia étant morte peu avant. Ce mariage a dû être approuvé par le sénat car elle était enceinte de son premier mari, récemment décédé. De plus, il s'agissait d’un mariage politique permettant de cimenter une alliance instable entre son frère Octave et Marc Antoine lors de la Paix des Brindes. Malgré cela, Octavie semble avoir été une épouse fidèle et loyale. Entre 40 et 36 av. J.-C., Octavie et Marc Antoine vivent ensemble à Athènes. Elle élève les enfants de son premier mariage avec Marcellus, les deux fils du premier mariage de Marc Antoine ainsi que les deux filles qu’ils ont eues ensemble, Antonia Major et Antonia Minor. Durant cette période elle voyage avec son mari à travers les diverses provinces de l’Empire. Alors que les relations entre Auguste et Marc Antoine se dégradent de plus en plus, ce dernier abandonne son épouse et ses enfants pour rejoindre son ancien amour, la reine Cléopâtre VII d'Égypte — ils s'étaient déjà rencontrés en 41 av. J.-C. et avaient eu des jumeaux. En 36 av. J.-C., Octavie rentre à Rome avec ses enfants. À plusieurs occasions, elle joue le rôle de conseillère et de négociatrice politiques entre son mari et son frère. Par la suite, Marc Antoine divorce d’Octavie en 32 av. J.-C., puis meurt en 30 av. J.-C. après avoir été défait par Auguste. Octavie vit alors tranquillement en élevant ses cinq enfants, ainsi que les enfants de Marc Antoine : Iullus Antonius, Alexandre Hélios, Cléopâtre Séléné et Ptolémée Philadelphe.
Auguste avait adopté son fils Marcus Claudius Marcellus en tant qu’héritier, mais celui-ci meurt de maladie en 23 av. J.-C.. Octavie crée la Bibliothèque de Marcellus en sa mémoire, alors que son frère Auguste, érige un théâtre, le Théâtre de Marcellus, en son honneur. Ne parvenant pas à se remettre de sa mort, elle se retire de la vie publique et passe ses dernières années dans l'obscurité en portant le deuil de son fils. Octavie décède en 11 av. J.-C.. Son enterrement public a lieu la même année, avec ses beaux-fils qui portent le cercueil. Bien que son frère, l’empereur Auguste ait proclamé le discours solennel funéraire et lui ait donné les honneurs posthumes les plus élevés (par exemple en édifiant la Porte d'Octavie et le Portique d'Octavie en sa mémoire, ou encore en la proclamant déesse et en construisant des temples en son honneur), il a cependant refusé, pour des raisons inconnues, plusieurs des honneurs décrétés pour elle par le sénat.Octavie était l'une des premières femmes romaines à avoir des pièces de monnaie frappées à son effigie. Son portrait de profil accompagne celui de Marc Antoine sur des émissions datées de la période 39-36 av. J.-C.
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Sulpicia la poetesse
20/05/2010 12:06
Sulpicia est la seule Romaine connue dont la poésie nous est parvenue. Elle vécu à l’époque d’ Auguste, et est peut-être fille de Servius Sulpicius Rufus, orateur et poète, ami de Cicéron, mais cette parenté relève de l'hypothèse.L'attribution de ses poésies est discutée : ses vers furent préservés dans les manuscrits avec ceux de Tibulle et d' Ausone, et furent longtemps attribués à Tibulle. Ils consistent en six poèmes élégiaques adressés à son amant Cerinthus. Cerinthus était probablement un pseudonyme (si tant est que Sulpicia fasse référence à un personnage réel), comme en ont utilisés Ovide ou Catulle. On a longtemps pensé que Cerinthus faisait référence au Cornutus que Tibulle mentionne dans deux de ses élégies.
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